"Métier envisagé?". Je me souviens de cette question que l'on nous pose à chaque fois à l'école par un nouveau enseignant. Sans parler des docteurs, des avocats et des pilotes, on s'est tous dit une fois : "je veux être le plus fort, je veux être au sommet, je veux être Président!". Notre carrière professionnelle touche alors son summum lorsque vint le sacre de la Magistrature suprême.
Et pourtant, beaucoup reste à faire au delà de la vision nationale. Les Nations Unies, dans leur mission de promotion de la paix dans le monde, ont besoin de leaders engagés, prêts à changer positivement le monde contre vents et marées.
Helen Clark, Administrateur du PNUD, vient d'être reconduite à son poste pour un nouveau mandat. Dans un interview qu'elle a donné à la Radio Australia, on comprend mieux son histoire et comment elle a passé de la gestion des politiques nationales à la gestion de politiques globales. Elle y affirmera son ambition de mettre en place le concept de "sécurité humaine" qui soit indépendant de la sécurité nationale. Reconnue pour son grand sens du leadership, sa carrière politique a commencé dès l'âge de 31 ans en tant que parlementaire. Combien même à cet âge, beaucoup d'entre nous ne savent pas encore ni ses réelles compétences, ni ses objectifs professionnels.
Helen Clark est un modèle à suivre. Elle sait ce qu'elle veut. Elle veut changer les choses dans son pays alors elle a décidé d'être de ceux qui élaborent et votent les lois, avant de concourir au poste de Premier Ministre. Elle veut continuer à faire tourner le monde dans le bon sens alors elle a postulé à son poste actuel, ce qui fait d'elle aujourd'hui la numéro trois des Nations Unies. Est-ce qu'elle aurait pu, une seule fois dans son enfance, imaginé répondre à la question : "métier envisagé?" par : "je veux être Administrateur d'une grande agence des Nations Unies"?
Se projeter dans l'avenir et se forcer à prendre un costume n'est pas la bonne méthode. Si le métier au sein des Nations Unies se prépare réellement, il faudrait demander aux enfants leur conviction personnelle et les améner à s'intéresser aussi au monde en général. Sans oublier les efforts de communication que doivent fournir les Nations Unies auprès des enfants en âge de réflechir à leur avenir.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire